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5 astuces pour composer avec les allergies alimentaires malgré l’inflation

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Depuis quelques mois, on observe une rapide hausse du prix de la nourriture. Le coupable : l’inflation. L’augmentation des prix des aliments a d’importantes répercussions sur les ménages, dont ceux qui composent avec les allergies alimentaires. Voici comment tirer son épingle du jeu.

1. Réduire le gaspillage alimentaire

On estime que le tiers de la nourriture produite dans le monde serait gaspillée [1]. Imaginez mettre le tiers de votre panier d’épicerie directement à la poubelle en revenant à la maison ! Impossible, direz-vous ? Pourtant, il s’avère facile de gaspiller : une pomme rendue molle dans le fond du réfrigérateur, des céréales dont la date de péremption est dépassée, un contenant de lait oublié pendant toute une journée sur le comptoir de la cuisine… Le moins que l’on puisse dire, c’est que le gaspillage alimentaire coûte cher.

Heureusement, vous pouvez réduire le gaspillage alimentaire et ainsi limiter les répercussions de l’inflation sur vos finances. Voici quelques conseils pour y arriver.

  • Organisez votre cuisine. Dans le frigo, regroupez les aliments similaires (p. ex., collations, fruits et légumes, fromages, etc.) et réservez une section aux aliments périssables qui doivent être consommés rapidement (p. ex., restes de repas, fruits et légumes entamés comme une moitié d’avocat, etc.). Dans le garde-manger, faites une rotation des aliments en plaçant en avant ceux dont la date de péremption est la plus proche.
  • Inscrivez la date de préparation sur les plats contenant les restes de repas. Vous pourriez aussi décider de la date de péremption d’un reste et indiquer cette date sur le contenant. Pour ce faire, utilisez un crayon effaçable à sec ou des marqueurs à craie liquide. Vous éviterez ainsi de jeter des restes parce que vous ne vous souvenez plus quand vous les avez cuisinés.
  • Lancez-vous dans la production de soupes-repas. Vous pourrez alors récupérer vos restes de riz, de quinoa, de pâtes, de légumineuses et de viande, de même que les légumes ayant perdu leur fraîcheur dans le tiroir du réfrigérateur. Pensez aussi à préparer des smoothies avec les fruits en manque de vitalité !

2. Planifier les menus et la liste d’épicerie pour la semaine à venir

La gestion des allergies alimentaires passe par une bonne planification des repas. Ce faisant, vous contribuez aussi à diminuer votre facture d’épicerie. Pour vous faciliter la tâche, penser à :

  • Faire vos achats d’aliments une seule fois par semaine. Vous gagnerez non seulement du temps en évitant les multiples visites à l’épicerie, mais également de l’argent. En effet, tant qu’à vous déplacer pour acheter du lait, pourquoi ne pas en profiter pour acheter du jus ou un dessert à prix réduit ? Les nombreux allers-retours à l’épicerie vous coûteront sans aucun doute plus cher que prévu !
  • Baser votre menu sur les ingrédients que vous avez déjà à la maison. Par exemple, vous avez au congélateur de la sauce à spaghetti, mais il ne vous reste plus de pâtes. Vous ajouterez donc seulement les pâtes à votre liste d’épicerie, et non pas tous les ingrédients nécessaires pour concocter la sauce.
  • Regarder les circulaires pour planifier votre menu. Déterminez les repas que vous préparerez au cours de la semaine en vous inspirant des aliments à bas prix chez votre épicier. Puisque les denrées alimentaires sont de plus en plus coûteuses, vous gagnerez à choisir des aliments à prix réduit, que ce soit la viande ou d’autres protéines, des fruits ou des légumes. Évaluez également la possibilité d’acheter des produits de marque maison, moins chers et tout aussi délicieux.
  • Privilégier les fruits et légumes de saison. En été, sélectionnez de préférence des aliments frais et locaux qui regorgent de saveur et dont le prix est souvent plus bas qu’en hiver. Pendant la saison froide, tournez-vous plutôt vers des fruits et légumes congelés, moins dispendieux pendant cette période de l’année.
  • Attention aux achats en grandes quantités. Bien qu’économiques, les produits vendus en grandes quantités ont quelques côtés obscurs. D’abord, vous devez avoir l’espace pour les entreposer (au réfrigérateur, au congélateur ou à la température ambiante) en attendant de les manger. De plus, leur date de péremption arrive souvent très vite, ce qui fait que vous pourriez avoir à en jeter une partie – ou même la totalité – avant d’avoir eu la chance de les consommer !
  • Se demander si nos visites dans les magasins grandes surfaces mènent à des achats impulsifs. Si vous optez pour des achats en gros, faites-le seulement pour les aliments que vous et votre famille mangez régulièrement et qui se conservent longtemps, idéalement à la température ambiante. Les pâtes alimentaires, le riz et les conserves sont des exemples de produits qu’il peut être intéressant de se procurer en grandes quantités si le prix à l’unité s’avère avantageux.

Inflation : le saviez vous?

Définie comme l’augmentation généralisée et continue des prix sur un territoire donné, l’inflation a atteint des records en 2022, faisant grimper de plus de 10 % le prix des denrées alimentaires au Canada. Les auteurs du Rapport annuel sur les prix alimentaires 2023 prévoient une nouvelle flambée du coût de la nourriture entre 5 et 7 % au cours de la prochaine année. Pas surprenant, dans ce contexte, que de plus en plus de personnes peinent à joindre les deux bouts et à se nourrir adéquatement, surtout si elles doivent en plus composer avec des allergies alimentaires.

3. Préparer ses aliments

 Connaissez-vous l’adage « le temps, c’est de l’argent » ? Il s’applique très bien à la cuisine. En prenant le temps de laver et de couper les fruits et les légumes en revenant de l’épicerie, vous éviterez le gaspillage… et économiserez beaucoup d’argent.

Vous gagnerez à préparer les fruits et légumes suivants :

  • les céleris, les carottes et autres crudités ;
  • les melons et les ananas ;
  • la salade.

Une fois prêts à manger et placés dans des contenants au réfrigérateur, ces aliments deviendront des collations saines et facilement accessibles en cas de fringale. Vous pourrez aussi les utiliser en un clin d’œil dans vos recettes. 

4. Miser sur la simplicité

Les personnes qui vivent avec des allergies alimentaires doivent porter une attention particulière à la contamination croisée. Pour limiter cette contamination, quoi de mieux que de choisir des aliments de base ou qui contiennent le moins d’ingrédients possible, c’est-à-dire qui sont peu ou pas transformés.

En présence d’une allergie alimentaire, mieux vaut éviter les aliments préparés comme les sauces ou les desserts fabriqués en usine – surtout ceux dont la liste d’ingrédients est interminable – et qui, souvent, peuvent contenir des allergènes alimentaires.

Pour des repas simples, mais délicieux :

  • Recherchez des recettes avec peu d’ingrédients. En plus de limiter la contamination croisée, ces recettes se cuisinent facilement et, la plupart du temps, en peu de temps.
  • Assurez-vous d’avoir en tout temps des aliments de base non périssables. La farine, les légumineuses, le quinoa, les boissons végétales, le riz, les pâtes et les graines en sont des exemples.
  • Cultivez des graines germées et fines herbes à l’année. Le fait de conserver quelques fines herbes (p. ex., basilic, menthe, ciboulette, romarin, etc.) en pot dans sa cuisine tout au long de l’année vous permettra d’aromatiser vos plats tout en limitant le nombre d’aliments – et donc le risque de contamination croisée – dans vos recettes. Vous éviterez également le gaspillage associé à l’achat de pousses et de fines herbes qui, une fois la quantité nécessaire utilisée, se perdent souvent dans le fond du réfrigérateur.

5. Cuisiner en grande quantité et congeler

Pour économiser temps et argent, multipliez vos recettes. Au lieu de cuisiner une portion de sauce à spaghetti pour le souper, doublez ou triplez la recette et congelez les surplus en portions. Vous n’aurez qu’à sortir un plat du congélateur et à le faire réchauffer la semaine suivante. Même chose pour le pâté chinois, les muffins ou les desserts.

Un autre truc pour gagner du temps : préparez des portions supplémentaires de riz ou de patates pilées que vous servirez en accompagnement de vos repas pendant la semaine. Et si vous avez des restes après un repas, congelez-les par portions individuelles, en prenant soin d’indiquer la date de préparation sur le contenant. Ces restes feront des lunchs simples et variés pour vous faciliter la tâche dans les semaines à venir.

À une époque où le prix des denrées alimentaires ne cesse de grimper, travaillons à réduire notre facture d’épicerie et à sauver du temps.

Par Katia Vermette

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[1] Recyc-Québec. (2022, juin). Étude de quantification des pertes et gaspillage alimentaires au Québec – Analyse, rapport et évaluation des pertes et gaspillage alimentaires et des émissions de gaz à effet de serre afférentes dans l’ensemble de la chaîne. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/etude-quantification-pertes-qc-fr.pdf