Rôle du pharmacien dans la prise en charge de l’anaphylaxie

Les études le démontrent, l’auto-injecteur est sous-utilisé dans les soins préhospitaliers, alors qu’il est plus efficace lorsque utilisé dès les premiers signes de réaction anaphylactique. Dans cette courte capsule conçue pour les pharmaciens, Dr Rémi Gagnon, allergologue et président de l’Association des allergologues et immunologues du Québec traite de 3 aspects pouvant améliorer cette situation.

Visionnez notre capsule de moins de 3 minutes, destinée aux professionnels de la santé  : 

1. Allergies Québec : Les pharmaciens peuvent-ils prescrire un auto-injecteur à un patient qui en fait la demande?

Grâce à la loi 31, il est maintenant possible pour les pharmaciens de prescrire un auto-injecteur d’épinéphrine.
Ils peuvent non seulement le faire lorsque l’ordonnance d’un patient est échue, mais également à titre préventif, en s’assurant de bien expliquer l’évaluation des symptômes de l’anaphylaxie, ou encore lorsque le patient rapporte avoir eu de tels symptômes.

2. Allergies Québec : Quels symptômes de réaction allergique indiquent la nécessité d’utiliser un auto-injecteur d’épinéphrine?

Il ne faut pas attendre les problèmes cardio-vasculaires et respiratoires pour utiliser l’auto-injecteur d’épinéphrine, car les résultats de recherche confirment que cette pratique diminue les chances de survie.

Rappelons les différents systèmes qui peuvent être touchés pendant une réaction anaphylactique : le système cutané, respiratoire, gastro-intestinal et cardiovasculaire.
 
Les allergologues recommandent l’utilisation immédiate de l’auto-injecteur d’épinéphrine en présence d’un symptôme dans 2 systèmes du corps ou d’un symptôme sévère, lors d’un contact possible avec un allergène.

Voici 3 exemples de symptômes qui touchent 2 systèmes et qui nécessitent l’administration de l’auto-injecteur. La présence d’éternuements répétés accompagnée d’urticaire. La nausée accompagnée de démangeaisons. La rougeur et le larmoiement des yeux accompagnés de maux de ventre, toujours associé à un contact possible avec un allergène.

Parmi les symptômes sévères on parle d’essoufflement, d’œdème, de vomissements répétitifs, d’urticaire généralisée, de perte de conscience. Un seul de ces symptômes nécessite l’utilisation de l’auto-injecteur, lorsqu’on soupçonne un contact avec l’allergène.
Vous trouverez la liste complète des symptômes de l’anaphylaxie sur le site d’Allergies Québec.

3. Allergies Québec : Quels sont les seuls cas où il est approprié d’utiliser les antihistaminiques?

Il est important de souligner que les antihistaminiques sont surutilisés, dans un contexte d’allergies alimentaires.

Leur usage est seulement approprié en présence d’un seul symptôme cutané léger. On recommande un délai de « surveillance » avant d’offrir un antihistaminique, car il pourrait masquer une réaction grave qui se préparerait.

Seule l’utilisation des antihistaminiques de 2e génération est recommandée selon la prise de position de la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique. Ils sont plus sécuritaires et produisent moins d’effets secondaires que les antihistaminiques de première génération.

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