École

Votre enfant commence l’école avec des allergies alimentaires ou bien ses allergies se déclarent alors qu’il a débuté son parcours scolaire? Vous trouverez ci-dessous les principales recommandations pour favoriser son intégration en toute sécurité.

Tout d’abord, notons qu’au Québec, aucune législation n’encadre la prise en charge des enfants allergiques en milieu scolaire. Chaque commission scolaire doit donc élaborer ses propres directives en matière de gestion des allergies et les établissements scolaires les intègrent ensuite au meilleur de leurs capacités. Dans ce contexte, il est d’autant plus important d’avoir une bonne communication avec l’école de votre enfant et que ce dernier cultive de bonnes habitudes en ce qui à trait sa sécurité.

Notre association travaille à sensibiliser les élus pour faire cheminer les politiques publiques et mieux répondre aux préoccupations des parents d’enfants allergiques et des intervenants en milieu scolaire. De plus, Allergies Québec collabore à un projet pilote actuellement instauré sur le territoire de la Direction régionale de santé publique de Montréal.

Voici quelques directives et outils visant une bonne intégration de votre enfant dans son milieu scolaire.

Avant la rentrée

  • Renseignez-vous sur les politiques de votre école en matière d’allergies alimentaires.
  • Faites signer un plan d’urgence individualisé par votre allergologue.
  • Contactez l’école pour discuter du plan d’urgence individualisé.
  • Assurez-vous que votre enfant sache ce qu’il doit faire et ne doit pas faire pour éviter une réaction (par exemple, laver ses mains avant et après avoir mangé, utiliser un napperon de la maison pour prendre son repas, ne consommer que les aliments en provenance de la maison, éviter non seulement le partage d’aliments, mais de boissons, de vaisselle, d’ustensiles, de bouteilles, éviter l’utilisation du micro-onde de l’école, etc.).
  • Assurez-vous que votre enfant soit en mesure de reconnaître les symptômes d’une réaction allergique et qu’il sache qu’il est important d’aviser quelqu’un immédiatement, si de tels symptômes survenaient.
  • Procurez-vous une pièce d’identité médicale, comme MédicalertMD.
  • Procurez-vous un thermos et un napperon pour l’école. Les micro-onde et tables mal nettoyés peuvent être source de contamination.
  • Identifiez bien la boîte à lunch de votre enfant et son thermos, gourde, etc., afin de vous assurer qu’il consomme bel et bien son propre repas.

Dès le premier jour d’école

  • Fournissez au moins un auto-injecteur (non périmé) à votre enfant. Si votre enfant est trop jeune pour le porter à la taille, l’école pourra l’entreposer dans un endroit accessible.
  • Notez la date d’expiration de l’auto-injecteur et remplacez-le au bon moment.
  • Discutez des allergies de votre enfant avec l’enseignant(e) et le personnel du service de garde. Assurez-vous que ce personnel sache reconnaître les symptômes d’anaphylaxie et utiliser l’auto-injecteur d’épinéphrine. Établissez également avec eux les dispositions à prendre pour les activités, fêtes et sorties organisées au cours de l’année. Prévoyez des solutions alternatives telles que des collations non périssables conservées en classe, pour les occasions spéciales.
  • Demandez à la direction de l’école de vous aviser lorsqu’il y a un(e) remplaçant(e) en classe ou au service de garde, afin que vous puissiez confirmer qu’il ou elle a pris note des allergies de votre enfant.
  • Si votre enfant a l’âge et la maturité nécessaires, faites lui porter son auto-injecteur à la taille; cela permettra une intervention plus rapide en cas de réaction.
  • Dès qu’il a l’âge et la maturité nécessaires, montrez-lui à utiliser son auto-injecteur.
  • La communication avec votre enfant et son milieu est souvent le meilleur outil pour assurer sa sécurité.
  • Visionnez Trucs et astuces pour une rentrée en toute sécurité (2016)

*MISE À JOUR*

Nous souhaitons ajouter un complément d’information à cette capsule. La prise d’antihistaminiques en contexte scolaire peut être problématique, car dans certains cas, elle nécessite une surveillance de l’enfant qui dépasse la capacité du personnel de l’école. Si votre enfant a l’habitude d’en prendre, il serait important d’en discuter avec l’infirmière scolaire ou la personne désignée par la direction.

De plus, les antihistaminiques sont parfois donnés à défaut d’administrer l’auto-injecteur d’épinéphrine, qui est, rappelons, LA SEULE médication qui traite l’anaphylaxie.