L’anaphylaxie aux arachides diminue chez les enfants, toutefois l’anaphylaxie liée aux aliments demeure préoccupante

L’anaphylaxie aux arachides a considérablement diminué chez les enfants au cours des six dernières années, selon une nouvelle étude canadienne qui a mesuré les taux d’anaphylaxie pour les neuf allergènes prioritaires.

«Notre étude a montré une baisse significative du nombre d’enfants venant à l’hôpital avec une anaphylaxie aux arachides», explique le chercheur principal, le Dr Moshe Ben-Shoshan, allergologue pédiatrique et immunologiste à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (RI- CUSM) et à l’Hôpital de Montréal pour enfants, et professeur adjoint de pédiatrie à l’Université McGill.

«Nous avons constaté que le taux de réactions chez les enfants présentant une allergie connue aux arachides n’a pas changé de manière significative; cependant, il y a eu une baisse significative des réactions chez les enfants sans antécédents connus d’allergie aux arachides. Par conséquent, nous pensons qu’il est possible que les directives actuelles recommandant l’introduction précoce de l’arachide soient responsables de cette diminution. »

Les chercheurs ont recueilli des données sur 1405 cas d’anaphylaxie d’origine alimentaire vus à l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) entre 2011 et 2017, dans le cadre du registre pancanadien national de l’anaphylaxie (C-CARE) – un projet de la Allergy, Genes and Environment Network (AllerGen).

La recherche, publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology: In Practice, a également révélé que les réactions anaphylactiques aux noix ont augmenté de manière significative et qu’il n’y a eu aucun changement significatif dans les taux d’anaphylaxie pour les autres allergènes alimentaires évalués (lait, œuf, soya, poissons, crustacés, sésame et blé).

«Il est possible que l’augmentation des réactions induites par les fruits à coque soit liée à une consommation accrue de fruits à coque dans les régimes alimentaires à base de plantes», a déclaré le premier auteur de l’étude, Bruce Thomas Miles, étudiant en génie à l’Université McGill, «ou cela peut être dû à la contamination croisée, qui est encore courante dans ce groupe alimentaire. »

«De 2011 à 2015, il n’y a pas eu d’augmentation significative de toutes les réactions d’origine alimentaire parmi les visites aux services d’urgence de l’HME», a commenté le Dr Ben-Shoshan. «Cependant, entre 2015 et 2017, il y a eu une augmentation significative de 6,32%.». Il ajoute : «Ceci est préoccupant et indique qu’une éducation et une vigilance continues sont nécessaires.»

Pour plus d’informations, consultez le communiqué de presse publié par l’organisme AllerGen (en anglais).

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