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Poivron Allergies Québec

Les boissons alcoolisées sous la loupe

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28 juillet 2014

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Allergies Québec a revêtu son habit de Colombo pour vous défricher la vérité à ce sujet.

Bières

Par définition, la bière est issue de la fermentation du malt par la levure. Le malt est un sucre extrait de céréales (le plus souvent d’orge). D’autres céréales, notamment le blé, peuvent être ajoutées à la recette. La bière est à éviter pour les personnes aux prises avec la maladie cœliaque. Pour les personnes allergiques au blé ou à tout autre aliment, il est préférable de vérifier auprès des compagnies au préalable. Le marché voit cependant apparaître des bières sans gluten telle que la gamme de bière la Messagère de la micro-brasserie Nouvelle-France. Au niveau de l’étiquetage, il est important de mentionner que l’industrie de la bière a bénéficié d’une exemption et que, même si le règlement 1220 sur l’étiquetage des allergènes est entré en vigueur en août 2012, les micro-brasseries n’ont pas à indiquer les allergènes présents dans leurs produits. Allergies Québec travaille de pair avec d’autres organisations pour tenter de remédier à cette situation.

Vin

Il peut a priori paraître impossible d’avoir une réaction allergique avec du vin, car, après tout, ce n’est que du raisin fermenté! Sachez que ce sont les sulfites ajoutés et/ou naturellement présents dans les raisins qui sont le plus souvent associés aux réactions allergiques au vin. Outre les sulfites, d’autres allergènes peuvent entrer en contact avec cette boisson. Il arrive que du lait, des œufs ou encore du poisson soient ajoutés au vin à titre d’agent de collage. Or, selon Santé Canada, puisque la plupart des producteurs de boissons alcoolisées procèdent à une étape de filtration après l’ajout des agents de collage, ces boissons sont sécuritaires pour la grande majorité des personnes allergiques au lait, aux œufs ainsi qu’au poisson. Donc, selon Santé Canada, l’application de la loi 1220, qui rendra obligatoire la mention de tout allergène présent dans un produit, y compris le vin et les spiritueux, n’aura pas pour effet de multiplier les mentions « contient : œuf, lait ou poisson ».

Spiritueux

Bien qu’à l’origine, des pommes de terre étaient utilisées pour fabriquer la vodka, seulement 3% du volume mondial est aujourd’hui produit selon la méthode traditionnelle. En fait, comme pour la majorité des boissons à haute teneur en alcool, ce sont les grains et céréales qui sont le plus souvent utilisés. La vodka est bien souvent faite à partir de la distillation du blé. En plus des céréales, certaines noix se retrouvent dans la composition de spiritueux. C’est notamment le cas de l’amaretto et même de certains gins. Enfin, plusieurs boissons contiennent de la crème et sont donc à proscrire pour toute personne allergique aux produits laitiers. Le rhum et la téquila sont parmi les boissons dont l’ingrédient de base est peu associé aux allergies alimentaires. En effet, le sucre de canne sert à la production du rhum et le fruit de l’agave est utilisé pour la téquila.

Si ce sont vos enfants qui vivent avec les allergies alimentaires, vous croyez que ces précautions ne vous concernent pas? Attention! Certaines sauces et recettes contiennent ou requièrent certains alcools et, aussi minime la quantité soit-elle, cela peut être suffisant pour causer une réaction allergique advenant la présence de l’allergène dans la boisson en question.

Enfin, il est important de mentionner qu’outre leurs ingrédients, les boissons alcoolisées représentent un autre risque pour la personne allergique. Les effets d’une surconsommation d’alcool conduisent à une diminution de la vigilance et les effets pourraient mener à prendre des risques en matière de consommation d’aliments qu’il ne prendrait jamais d’ordinaire. Ce conseil est d’autant plus important pour les adolescents qui, lors de leurs premières expériences en matière d’alcool, peuvent avoir de la difficulté à identifier leur tolérance. Rappelons-nous l’éternel dicton : « la modération a bien meilleur goût! »

 

Références :

Brown, Amy. 2004 « Desserts and Beverages ». In Understanding Food Principles and Preparation, 2e ed., p. 507-516. Belmont, E-U : Thomson Wadsworth.

Jean-Marc Gélinas, évaluateur scientifique, Santé Canada


Adapté d'un article paru dans Les MetsSAGES, vol. 20, no 3 – été 2011

Les boissons alcoolisées sous la loupe, Stéphanie Pernice, Dt.P.

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