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Les allergies alimentaires chez le nouveau-né : de la grossesse à l’introduction des solides

Table des matières

  • Problèmes alimentaires du nourrisson
  • Prévention
  • Prise en charge de l’allergie alimentaire
  • Outils et préparation au rendez-vous médical

Signes et symptômes

Une allergie alimentaire est une réaction excessive de notre corps en présence d’une protéine inoffensive pour la majorité des personnes.

L’aliment en question, aussi appelé allergène alimentaire, est reconnu comme une menace par notre système immunitaire, qui, pour se défendre, attaque l’élément indésirable. Il va ainsi créer des anticorps.

La grande majorité des réactions relatives à des allergies alimentaires se caractérisent par la présence d’anticorps nommés IgE et le corps médical s’entend pour classer les allergies en deux catégories.

Allergie IgE médié

Au contact de l’allergène, le système immunitaire déclenche la production de substances chimiques qui provoquent des symptômes allergiques.

Une allergie IgE médié se diagnostique habituellement par un test cutané. Une analyse sanguine est parfois demandée. Les tests sanguins mesurent la présence d’anticorps IgE dans les échantillons de sang.

Allergie non IgE médié (également appelée allergie de type IV )

La prévalence des allergies non IgE médiés est en augmentation.

Contrairement à celui de l’allergie IgE médié, le diagnostic d’une allergie non IgE médié n’est pas basé sur un test cutané ou une analyse sanguine puisque ce type d’allergie ne met pas en cause la production d’anticorps spécifiques IgE.

Le diagnostic repose principalement sur une réponse d’amélioration suivant l’exclusion de l’aliment soupçonné.

Symptômes

Allergie alimentaire de type non IgE médié Allergie alimentaire de type IgE médié
Met en cause le système immunitaire
Intensité de la réaction habituellement proportionnelle à la quantité d’aliments ingérés Réaction pouvant être déclenchée par une infime quantité, ou par simple contact avec l’aliment
Apparition plus lente des symptômes (souvent plusieurs heures ou jours) Apparition rapide des symptômes (souvent en quelques minutes)
Réactions modérées à sévères Peut provoquer des réactions très sévères pouvant mettre la vie en danger
Tests cutanés négatifs et absence d’IgE spécifiques Tests cutanés positifs et présence d’IgE spécifiques
Affecte le système digestif : vomissements, variation de la fréquence des selles, douleurs, abdominales, tortillements, mucus ou sang dans les selles Les signes et symptômes peuvent toucher différents systèmes tels que cutanés, digestifs et respiratoires

Diagnostic

Allergie IgE médié

  • Test cutané (Prick Test) effectué sur la peau
    Une goutte de concentré de l’allergène ou un échantillon de l’aliment est placé sur le bras du patient. Une légère égratignure est ensuite faite et un délai d’attente de 15 minutes est respecté afin que le spécialiste détermine s’il y a une réaction. Cette dernière sera notée en millimètres ou en centimètres.
  • IgE sanguins spécifiques
    Une prise de sang est effectuée et les résultats permettent d’établir les aliments contre lesquels le corps produit des anticorps.
  • Test avec timbre
    Un timbre contenant l’allergène est placé sur la peau afin de déterminer les aliments causant une réaction. Ce genre de test est principalement utilisé pour mesurer les réactions retardées.
  • Test de provocation orale
    Ce test est parfois demandé pour vérifier s’il y a présence ou non d’allergie, soit quand le diagnostic d’allergie est incertain ou, dans certains cas, pour vérifier si l’allergie est disparue. On l’utilise parfois aussi pour évaluer la tolérance à certaines formes de l’allergène. Les aliments sont ingérés par le patient, habituellement sous supervision médicale.

Allergie non IgE médié

Puisque les tests cutanés et sanguins ne permettent pas d’établir ce type d’allergie, le régime d’éviction de l’aliment est conseillé. L’aliment soupçonné de causer des réactions est alors retiré de l’alimentation du patient. Le test de provocation orale est aussi parfois utilisé pour confirmer le diagnostic.

Clientèle à risque

La prévalence des allergies chez les enfants se situe autour de 6 %.

Une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux contribue au risque de souffrir de maladies allergiques, dites atopiques. L’historique familial, en particulier, influe grandement sur le risque de présenter des allergies alimentaires. Un enfant est considéré à haut risque lorsqu’il naît dans une famille où il y a une maladie allergique, associée aux anticorps IgE sous l’une des ses formes. La famille immédiate comprend au moins un parent, un frère ou une sœur.

Il est impossible de prédire le type d’allergie qu’un enfant développera, mais on remarque que, plus le degré de parenté est direct, plus l’enfant risque de présenter une ou des maladies atopiques. Dans certains cas, un enfant pourrait manifester la même allergie que son parent, son frère ou sa sœur, mais il est aussi possible que sa condition se manifeste de façon complètement différente.

Lorsque les deux parents vivent avec une allergie, le risque que leur enfant développe une allergie IgE médié varie entre 50 % et 60 %.

Prévention

Voici un résumé des données récentes sur la prévention des allergies alimentaires chez les enfants pendant la grossesse, l’allaitement et l’introduction des aliments solides.

Grossesse

Même si l'enfant est considéré comme à risque de développer des allergies alimentaires, les recherches démontrent maintenant qu'une diète d’éviction suivie par une mère durant sa grossesse n’a pas d'effet préventif. Bien sûr, une mère vivant elle-même avec des allergies alimentaires poursuivra sa diète adaptée en fonction de ses restrictions.

Conclusion : pour l’enfant à naître, aucune restriction alimentaire n’est prescrite pendant la grossesse.

Allaitement

Lorsque la mère fait le choix d’allaiter, un allaitement exclusif est suggéré pendant les six premiers mois de la vie du nourrisson.

Dans une famille dite atopique, il est démontré qu’un allaitement exclusif d’une durée supérieure à huit semaines aurait des effets bénéfiques sur la prévention des allergies et d'autres réactions reliées à la perméabilité de la paroi intestinale aux aliments allergènes. Le bébé nourri au lait maternel ne peut être allergique à celui-ci, mais il peut réagir à certaines protéines consommées par la mère, transmises par le lait maternel.

L'atopie est une prédisposition génétique à la manifestation d'allergies, de dermatites atopiques, d'eczéma, d’asthme et de rhinites allergiques

Conclusion : La communauté scientifique n’a pas établi de corrélation entre l’alimentation de la mère qui allaite et le risque que son enfant développe une allergie chez une famille atopique. À titre préventif, il ne serait pas nécessaire de modifier la diète de la mère qui allaite. Toutefois, lorsqu’une réaction aux protéines contenues dans le lait maternel est soupçonnée, il est important d’évaluer la situation avec un professionnel de la santé et de modifier, au besoin, la diète de la mère.

Voir le chapitre sur la prévention des allergies alimentaires et l’introduction des aliments solides

    Le lait maternel contient :

  • des protéines faciles à digérer
  • des acides gras, tels que l’ADH (un acide gras oméga-3) et l’ARA (un acide gras oméga-6)
  • l’ADH et l’ARA favorisent, entre autres choses, la croissance normale du cerveau, des yeux et des nerfs, particulièrement chez les enfants de moins de deux ans
  • les préparations commerciales contiennent toutes des acides gras oméga 3 et oméga 6. Certaines marques ont ajouté de l’ADH et de l’ARA à leur formulation
  • du cholestérol, qui rendrait l'enfant plus apte à régulariser son taux de cholestérol à l'âge adulte
  • une quantité abondante de lactose, facilitant l'absorption du calcium
  • du fer et du zinc efficacement absorbés
  • des minéraux en quantité suffisante, dont le sodium et le potassium, fournis en doses respectant l'immaturité du système rénal des tout-petits
  • suffisamment d'eau pour hydrater le bébé (sans devoir recourir au biberon d'eau)
  • toute une gamme de vitamines
  • au Canada, il est recommandé de complémenter l’alimentation de l’enfant allaité avec une dose de 400 UI de vitamine D par jour, dès la naissance, puisque le lait maternel ne contiendrait pas suffisamment de vitamine D pour prévenir le rachitisme. L’ajout d’un complément de vitamine B12 peut être suggéré pour une mère végétalienne qui allaite

    Le lait maternel protège en fournissant des anticorps :

  • contre de nombreuses infections de natures bactériennes et virales, notamment les infections respiratoires et gastro-intestinales ainsi que les otites
  • contre certains agents pathogènes
  • contre la multiplication de bactéries néfastes grâce au facteur bifidus, qui participe à la constitution de la flore intestinale
  • contre les staphylocoques et d’autres bactéries grâce à la protéine lactoferrine

Préparation commerciale pour nourrissons

Les six premiers mois

Les systèmes immunitaire et digestif de l'enfant subissent leur plus importante maturation au cours des six premiers mois de vie. Lorsque l'allaitement n'est pas possible et que l'enfant est à risque de développer des allergies, l’utilisation de certaines préparations commerciales pourrait retarder ou prévenir les maladies allergiques. Ces préparations, dites hypoallergéniques, peuvent réduire, entre autres, le risque de développer de l’eczéma, de l’asthme et des allergies alimentaires par rapport aux préparations ordinaires à base de lait.

Choisir une préparation commerciale peut se révéler complexe. Un médecin, un allergologue ou une nutritionniste spécialisée en allergies alimentaires peut vous accompagner durant ce processus. Il faut aussi prendre en considération le coût relié aux préparations spéciales. Il est à noter que celles-ci ne sont habituellement pas remboursées par les régimes d’assurance-médicaments provinciaux lorsqu’elles sont utilisées à titre préventif.

Si l’allergie est confirmée et qu’une préparation commerciale adaptée à la diète de votre enfant est prescrite par un professionnel de la santé, la plupart des régimes d’assurance-médicaments provinciaux vous offriront un remboursement.
Cliquez ICI pour obtenir plus de détails.

Les préparations commerciales offertes sur le marché

Cliquez-ici pour un tableau des différentes marques dont vous pourrez discuter avec un professionnel de la santé.

1. Préparations commerciales fortement hydrolysées

Les études ont établi un lien entre la consommation de préparations commerciales fortement hydrolysées et la réduction des cas d'eczéma et d'allergies au lait.

Le potentiel préventif des préparations commerciales fortement hydrolysées aurait été observé chez les bébés en ayant consommé avant l’âge de six mois. Les résultats seraient les mêmes dans le cas de l’allaitement mixte.

2. Préparations commerciales partiellement hydrolysées à base de caséine et de lactosérum

D'autres études sur les préparations commerciales partiellement hydrolysées à base de lactosérum suggèrent la possibilité d'une réduction de l’incidence de l’eczéma et de l’allergie au lait. Néanmoins, les préparations fortement hydrolysées seraient les plus efficaces.

Les préparations commerciales partiellement hydrolysées pourraient servir de solution de rechange aux préparations fortement hydrolysées.

3. Préparation commerciale à base d'acides aminés

Les préparations à base d’acides aminés sont utilisées pour le traitement d’une allergie sévère quand un bébé démontre une intolérance aux laits fortement hydrolysés. Les préparations à base d’acides aminés ne sont pas utilisées à titre préventif.

4. Préparations à base de soya

Les préparations commerciales à base de soya ne sont pas utilisées à titre préventif.

5. Préparations commerciales ordinaires

Les préparations commerciales à base de protéines de lait intactes ne sont pas utilisées à titre préventif.

Du sixième au douzième mois

Préparations commerciales

À ce stade du développement de l’enfant, le parent peut continuer à lui offrir le même lait ou encore essayer une option plus économique ou mieux adaptée aux besoins de sa famille, après avoir validé ce choix avec son médecin.

Lait de vache

L’introduction du lait de vache se fait entre 9 mois et 12 mois.

Vers 12 mois, on conseille de donner entre 500 à 750 ml de lait à l’enfant par jour afin de combler ses besoins nutritifs.

On peut souvent remplacer la préparation par le lait de vache entre l’âge de 9 et 12 mois, seulement si l’enfant mange une variété d’aliments solides provenant de tous les groupes alimentaires.

Boissons de riz, d’avoine, de soya... Et les autres boissons végétales

Avant l’âge de deux ans, il est déconseillé de remplacer le lait de vache, le lait maternel ou la préparation commerciale par des boissons à base de riz, d’avoine, de soya ou autres. Celles-ci ne contiennent pas suffisamment de nutriments (dont le gras et les protéines) pour combler les besoins de l’enfant et assurer sa pleine croissance.

Introduction des solides

Sixième au douzième mois(ou à partir du quatrième mois chez certains bébés*)

La plupart des bébés sont prêts à consommer des aliments en purée, vers l'âge de 4 à 6 mois. L’allaitement ou la préparation commerciale devraient être offerts en priorité jusqu’à l’âge de 9 à 12 mois. Lorsque l’enfant atteint un an, le lait continue d’être un aliment fondamental, même s’il est consommé en moins grande quantité qu'auparavant.

De récentes études démontrent que le fait de retarder l'introduction des aliments solides après l'âge de six mois ne contribuerait pas à la prévention des allergies.

Voici également une mise à jour sur l'introduction des arachides dans l'alimentation des tout petits :

  • Lorsque l’enfant n’a pas d’eczéma et n’est pas allergique aux œufs, les arachides peuvent être introduites dans son alimentation au moment le plus convenable pour ses parents.
  • Toutefois, lorsque l’enfant présente de l’eczéma léger ou modéré, on recommande d’introduire les arachides vers l’âge de 6 mois.
  • *Et lorsque l’eczéma de l’enfant est sévère ou qu’il a un diagnostic d’allergie aux œufs,il est recommandé d’introduire les arachides entre 4 et 6 mois. Autant que possible, l’enfant devrait voir un allergologue pour faire un test d'allergie aux arachides avant, pourvu que ce rendez-vous ne retarde pas l'introduction passé l'âge de 6 mois.
  • Si l’enfant tolère bien les arachides, il devrait continuer à en consommer régulièrement pour maintenir sa tolérance.

Il est conseillé d'introduire un nouvel aliment tous les trois jours afin de pouvoir observer les réactions de l'enfant. Bien que la majorité des réactions soient immédiates (ou qu’elles surviennent dans les deux heures suivant la consommation de l’aliment), d’autres peuvent survenir plusieurs heures après un contact avec l’allergène.

Cliquez ICI pour voir un exemple de journal d’introduction des aliments solides.

Cliquez ICI pour accéder à un journal d’introduction des aliments solides à imprimer et à remplir.

Allergenes les plus frequents
Allergenes les plus frequents

    Les allergènes les plus fréquents chez les enfants sont :

  • Les produits laitiers (lait, yogourt, fromage, crème glacée, etc.)
  • Les œufs
  • Les arachides
  • Les noix
  • Le blé
  • Le soya
  • Les fruits de mer (poissons, mollusques, crustacés)

Pour de l’information complémentaire sur les allergènes prioritaires recensés au Canada, cliquez ICI.

PRISE EN CHARGE DE L'ALLERGIE ALIMENTAIRE

Allaitement

Les allergies de l’enfant et la mère qui allaite

Certains enfants présentent des symptômes d’allergie lorsque les protéines de certains aliments consommés par la mère lui sont transmises par le lait maternel. Le corps de l’enfant allergique réagit à ces protéines, qu’il perçoit comme étant étrangères, et manifeste des symptômes d’allergie. Si une telle situation survient, une diète d’éviction est recommandée afin de pouvoir poursuivre l’allaitement.

Symptômes d’allergies alimentaires les plus courants : pleurs excessifs, vomissements en jet, mucus ou sang dans les selles, difficultés répétées à boire, inconfort constant.
Autres symptômes : diarrhées à répétition, constipation tenace, selles noires, problèmes cutanés comme l'eczéma, l'urticaire ou l'apparition de plaques rouges enflées, asthme, difficultés à respirer, enflure des lèvres, de la langue et de la gorge, gain de poids insuffisant, anémie, difficulté à dormir, irritabilité, changement rapide de l'état général.

Ces symptômes peuvent se produire chez tous les enfants à l’occasion. Chez les enfants allergiques, on remarque une persistance.

Allergenes les plus frequents

Chez les jeunes enfants, les allergènes les plus fréquents sont :

  • Les produits laitiers (lait, yogourt, fromage, crème glacée, etc.)
  • Les œufs
  • Les arachides
  • Les noix
  • Le blé
  • Le soya
  • Les fruits de mer (poissons, mollusques, crustacés)

Que faire lorsqu’on soupçonne un aliment consommé par la mère d’être allergène pour un bébé ?

Si le bébé est allergique aux protéines d'un aliment se retrouvant dans le lait maternel, il se sentira habituellement mieux dans les jours suivant le retrait de cet aliment de la diète de la mère. Si l’aliment est réintégré chez la mère et que l’allergie est toujours présente chez l’enfant, les symptômes réapparaîtront rapidement.

Voici les étapes à suivre lorsque l’on soupçonne une réaction allergique chez un enfant allaité :

  • Cesser de consommer l'aliment soupçonné de causer une réaction pour une durée de 7 jours*
  • Observer tout changement d’état ou de comportement chez le bébé
  • Si aucune amélioration n’est remarquée après le retrait de l'aliment soupçonné, il se peut que l’inconfort de l’enfant soit lié à la consommation d’un autre aliment ou que l'enfant ait un autre problème de santé

*Lorsque la mère cesse de consommer l'aliment soupçonné de causer des réactions, le changement d'état peut varier d'un enfant à l'autre.

À ce stade, il est important de consulter un professionnel de la santé afin d'éviter de retirer inutilement d'autres aliments de la diète de la mère. Il s'agit d'une ressource qui guidera la famille de façon systématique afin de déterminer plus précisément la cause des symptômes. Ce soutien indispensable permettra d’éviter les autodiagnostics pouvant parfois engendrer d’autres problèmes. Pour la liste des allergologues par région, cliquez ICI.

Allaitement : que faire lorsque l’allergie est confirmée ?

Lorsqu’un diagnostic d’allergie alimentaire est posé par un professionnel de la santé, certaines restrictions pourraient s'imposer. Le médecin pourrait suggérer à la mère de retirer l’aliment soupçonné de son alimentation, et ce, même sous forme de traces. Cependant, toutes les femmes n’excrètent pas les protéines de la même façon. En effet, si le bébé ne présente aucun symptôme, la mère pourra continuer à consommer l’aliment en question.

Dans certains cas, l'enfant pourra surmonter son allergie, parfois dès l'âge de un ou de deux ans. Environ 75 % des allergies au lait, aux œufs, au soya et au blé se résorbent avant l’âge de 8 ans.

Diète d’éviction de la mère qui allaite : maintien d’une alimentation saine

Que l’enfant soit allergique ou non, l’objectif alimentaire de la mère qui allaite est le même : maintenir une diète qui favorise une santé optimale et un apport adéquat en nutriments.

Selon le nombre d’allergènes à éviter, une diète d’éviction peut être hautement restrictive et peut avoir des répercussions sur la santé de la mère.

Si le bébé présente des symptômes, il faudra s’assurer que le lait maternel ne contienne aucun antigène provenant des aliments consommés par la mère. Cette étape d’adaptation requiert souvent beaucoup d’efforts et de planification.

Des restrictions alimentaires ne sont pas conseillées si l’enfant est asymptomatique.

Diète d’éviction de la mère qui allaite : maintien de l’apport nécessaire en vitamine D et en calcium

L’élimination des produits laitiers pour la mère qui allaite, parfois nécessaire dans le contexte d’une allergie au lait chez le bébé, aura souvent comme conséquence une baisse de l’apport en calcium. Afin de s’assurer que les besoins de la mère sont comblés, il est important de connaître les aliments de substitution.

L’apport nutritionnel recommandé (ANREF) pour le calcium chez la mère qui allaite varie selon l’âge. Puisque l’apport en vitamine D est plus difficile à combler uniquement par les aliments, un supplément est souvent recommandé, soit 600 UI par jour.

    L’apport de calcium recommandé pour une mère qui allaite :

  • <18 ans : 1 300 mg par jour
  • 18 ans et plus : 1 000 mg par jour
  

    L’apport de vitamine D recommandé pour une mère qui allaite :

  • 600 UI par jour

Le tofu ainsi que tous les produits à base de soya sont riches en calcium. Toutefois, une diète d’éviction du soya sera parfois recommandée par un professionnel de la santé, ce qui aura pour conséquence de restreindre les choix de sources de calcium.

    Voici des aliments riches en calcium qui ne contiennent pas de protéines de lait ni de soya :

    • Haricots noirs, fèves de lima, lentilles, pois chiches, haricots cuits (rouge, pinto, romano), fèves blanches
    • Certains légumes verts : brocoli et brocoli chinois, feuilles de moutarde, chou cavalier, bok choy, chou vert, rapini, okra
    • Houmous
    • Oranges
    • Amandes
    • Certains pains (vérifier le tableau de la valeur nutritive pour confirmer la quantité de calcium et pour confirmer l’absence d’ingrédients à base de lait)
    • Poissons en conserve avec arêtes : saumon, sardines
    • Boissons de riz et d’amandes enrichies de calcium
Cet outil permet de déterminer le nombre de milligrammes de calcium nécessaires pour atteindre les recommandations suggérées ci-dessus.

Préparations commerciales et autres types de laits

Préparations commerciales

Généralement, lorsque l’allergie au lait est confirmée, l'enfant pourra consommer des préparations commerciales fortement hydrolysées.

Cliquez-ici pour un tableau des différentes marques dont vous pourrez discuter avec un professionnel de la santé.

Pour les cas plus sévères ou lorsque l'enfant ne tolère pas les préparations fortement hydrolysées, on recommande les préparations à base d'acides aminés.

La plupart des régimes d’assurances provinciaux remboursent le coût des préparations fortement hydrolysées et des préparations à base d’acides aminés, moyennant la présentation d'une ordonnance médicale, lorsqu’elles sont prescrites à titre de traitement.

Autres types de lait

Il est rare de pouvoir remplacer le lait de vache par les laits d’autres animaux (comme la chèvre, la brebis et la jument) puisque ces derniers contiennent des protéines très similaires aux protéines présentes dans le lait de vache.

Les préparations commerciales ordinaires ne sont pas recommandées lorsqu’une allergie au lait est diagnostiquée.

Introduction des solides

Sixième au douzième mois

On recommande d'introduire des aliments solides vers l'âge de six mois, en commençant par les aliments riches en fer.

Lorsque le diagnostic d’une allergie alimentaire est confirmé, l’enfant doit éviter de consommer l’aliment en cause, même sous forme de trace.

Il est conseillé d'introduire un nouvel aliment tous les trois jours afin de pouvoir observer les réactions de l'enfant car, si certaines réactions sont immédiates, d'autres peuvent apparaître plus tardivement.

On suggère aussi de porter une attention particulière aux aliments pouvant déclencher des réactions allergiques croisées. Un échange avec un professionnel de la santé permettra d’évaluer le risque d’allergies croisées.

Une allergie croisée se produit lorsqu’une personne allergique à une substance réagit à une autre substance qui contient des protéines similaires même si, a priori, les deux substances n’ont rien en commun.

Pour plus d’informations sur l’introduction des aliments solides, consultez ce guide.

Le recours à un suivi médical et nutritionnel permet souvent d’éviter les carences pouvant nuire à la croissance de l'enfant vivant avec une ou des allergies.

Les symptômes mentionnés ci-dessus peuvent aussi être associés à d’autres conditions médicales sérieuses. Il est important de vous fier à l’avis d’un professionnel de la santé.

Journal de mes bonnes tétées

Que votre enfant soit nourri au sein ou au biberon, il peut être intéressant et fort utile de conserver un journal de son alimentation. Cela pourrait vous aider si vous soupçonnez que votre enfant réagit à une protéine dans le lait maternel ou la préparation pour nourrisson.

En cliquant ICI, vous trouverez un document à imprimer et à personnaliser.

En cliquant ICI, vous trouverez un exemple de ce même document rempli.

Le journal de mes bons repas

Lorsque votre bébé commence à manger des aliments solides, l’utilisation d’un journal de bord est de mise. Cela vous permet de vous souvenir de l’heure du dernier repas, des quantités et de la variété de ce qui a été offert à votre enfant. Si votre enfant réagit à un aliment, ce journal vous permettra d’établir plus facilement la cause et les signes de cette réaction. N’oubliez pas de respecter la règle du trois jours ! Chaque aliment offert pour la première fois, doit l’être pendant trois jours consécutifs. Il est recommandé de donner un seul nouvel aliment à la fois.

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En cliquant ICI, vous trouverez un exemple de ce même document rempli.

Trucs et astuces pour une transition au biberon réussie

L’initiation au biberon se prépare. Elle exige souvent un apprentissage ainsi qu’une adaptation de la part du bébé et de la mère.

    Voici quelques trucs et astuces pour une transition au biberon réussie :

  • Allez-y graduellement. Afin de ne pas gaspiller de lait maternel, vous pouvez décider d’en mélanger une petite quantité avec la préparation commerciale choisie jusqu’à ce que l’enfant accepte la transition
  • Vous pouvez aussi offrir un biberon. Il est recommandé de choisir un moment de la journée propice à cette transition et de conserver la routine établie
  • Attendez que votre enfant montre des signes de faim avant de lui offrir le biberon
  • Si possible, demandez à votre entourage d’offrir les premiers biberons à votre enfant
  • Au besoin, essayez quelques marques de biberons et de tétines de formes et de débits différents

Le lait maternel est ce qu’il existe de mieux pour votre bébé. Toutefois, si vous prévoyez utiliser une préparation commerciale pour votre nourrisson, de façon exclusive ou en complément à l’allaitement, voici un guide pour son emploi de base.

Mode d’emploi

  • Suivez toujours attentivement les directives sur l’étiquette de la préparation commerciale, y compris les instructions de stérilisation, en respectant bien les mesures d’hygiène.
  • Ajoutez la bonne quantité d’eau
  • Ajoutée en trop grande quantité, l’eau dilue la quantité de nutriments et les calories fournis à votre bébé.
  • Si une quantité insuffisante d’eau est utilisée, la formule sera trop concentrée et le risque de déshydratation plus important. Le bébé pourrait aussi prendre trop de poids, trop rapidement.
  • Attention ! N’ajoutez pas d’eau aux préparations prêtes à servir.
  • Généralement, les préparations en poudre préparées peuvent être conservées au réfrigérateur pendant un maximum de 24 heures, alors que les préparations liquides peuvent être conservées pendant un maximum de 48 heures après l’ouverture du contenant.
  • La préparation commerciale préparée à partir d’une poudre peut être conservée dans un contenant hermétique ou dans un biberon au réfrigérateur à une température entre 2 et 4°C (35 - 40°F) pour 24 heures, ou à la température de la pièce pour 2 heures, ou pour 1 heure si elle a été chauffée.
  • Une tétine sur laquelle le bébé a posé ses lèves risque de transmettre des bactéries au lait contenu dans le biberon. En conséquence, un biberon entamé ne devrait pas être remis au frais ou réchauffé pour un usage futur si plus d’une heure s’est écoulée depuis le moment où le bébé a posé sa bouche sur la tétine.
  • Ne mettez jamais un biberon au four à micro-ondes. Utilisez plutôt une tasse remplie d’eau chaude pour y faire tempérer le lait. Des chauffe-biberons sont offerts sur le marché et s’adaptent à la plupart des formats de bouteilles.

Votre enfant est unique et ce tableau vous propose une idée des quantités qu’un bébé moyen peut boire en une journée.

Nos services

Depuis plus de 25 ans, Allergies Québec soutient la cause en mettant sur pied des programmes visant l’amélioration de la qualité de vie et de la sécurité des quelque 300 000 personnes touchées par les allergies alimentaires au Québec.

Voici quelques-uns des services que nous offrons. N’hésitez pas à les utiliser dès aujourd’hui !

Ligne de soutien téléphonique

Gérée par une nutritionniste, gratuite et accessible en tout temps, cette ligne de soutien est certainement l’un de nos services les plus populaires.

Pour en bénéficier, composer le 514 990-2575, poste 204. Notre nutritionniste se fera un plaisir d’effectuer des recherches personnalisées et de répondre à vos questions dans un délai de 24 à 48 heures.

Pour plus de détails sur nos services, cliquez ICI.

Programme de parrainage

Vous, votre enfant ou un membre de votre entourage vient de recevoir un diagnostic d’allergie alimentaire ? Depuis le mois de janvier 2015, nous pouvons vous jumeler avec un parrain ou une marraine formé par notre association afin d’échanger sur le sujet.

Tous les détails se trouvent ICI.

Formations

Nous vous offrons un éventail de formations personnalisées.

Que vous soyez allergique ou que l'un de vos proches le soit, que vous travailliez auprès des enfants ou dans une cuisine, nous avons une formation pour vous! Nouveaux prix!

Tous les détails se trouvent ICI.

Webinaires

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Premier rendez-vous pédiatrique

Votre enfant peut être suivi par un pédiatre, c’est-à-dire un médecin qui se spécialise dans les soins et les maladies des enfants. Un médecin de famille peut aussi suivre votre enfant s’il ne présente pas de problème de santé majeur.

De la naissance au 18e mois de vie, votre médecin proposera des visites régulières à votre enfant. Il vous suggérera de l’examiner les 1er, 2e et 3e jours, autour de 1 mois, à 2 mois, à 4 mois, à 6 mois, à 9 mois, à 12 mois et à 18 mois.

Voici quelques conseils pour vous aider à tirer le maximum de votre première rencontre avec le médecin et à rendre les visites régulières encore plus profitables pour votre enfant.

    Apportez tout ce qu’il faut :

  • Carte d’assurance-maladie
  • Carnet de vaccination
  • Liste des médicaments pris par votre bébé
  • Questions à poser au médecin
  • Observations à remettre au médecin

Préparez une liste de questions

Notez vos questions à l’avance. Soyez le plus précis possible et classez vos questions par ordre de priorité. Si vous soupçonnez un problème digestif ou une allergie alimentaire chez votre enfant, il peut être intéressant de présenter une liste d’observations à votre médecin.

Cette liste pourrait lui faire part des éléments suivants :

  • Les habitudes alimentaires de votre bébé (détails sur l’allaitement, sur la préparation commerciale offerte, etc.)
  • L’inconfort de votre enfant lorsqu’il est déposé
  • Des pleurs continuels
  • Des tortillements
  • Une anormalité gastro-intestinale (vomissements en jet, mucus ou sang dans les selles, diarrhées, etc.)
  • Le nombre de couches souillées
  • Toute autre observation inhabituelle

Pour accéder à un tableau à imprimer et à remplir vous permettant de noter les détails relatifs à l’allaitement ou à la préparation commerciale, cliquez ICI.

Premier rendez-vous chez l’allergologue

Un allergologue est un médecin spécialiste des allergies et du système immunitaire. Afin d’obtenir une consultation avec un allergologue, vous devez recevoir une référence médicale de votre médecin de famille ou de votre pédiatre.

Un peu plus de 60 allergologues pratiquent au Québec. Certains offrent leurs services en milieu hospitalier ou en clinique externe. Renseignez-vous sur le temps d’attente pour une consultation au moment de votre appel pour obtenir un rendez-vous.

En cliquant ICI, vous obtiendrez la liste des allergologues pratiquant dans votre région.

Voici un aide-mémoire indispensable conçu pour vous permettre de bien préparer votre consultation chez l’allergologue.

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