Entrevue avec Isabelle Gauthier, dont le fils est polyallergique

polyallergique

En ce mois de la sensibilisation aux allergies alimentaires, Allergies Québec est allée à la rencontre de personnes allergiques, dont la mère de Lou un petit garçon polyallergique de 5 ans.

La famille de ce dernier, dont le père est militaire, est actuellement basée à Gatineau, mais a dû déménager à plusieurs reprises dans le cadre de l’emploi. Vers l’âge d’un an, lors de l’introduction des aliments solides, Lou a réagi après avoir goûté au beurre d’arachide. Après une visite à l’hôpital pour traiter la réaction, les parents de Lou ont appris que leur fils était allergique à une dizaine d’aliments : arachides, noix, lait, œuf, poisson à chair rose, lentilles, pois chiches, pois verts, moutarde, graines de tournesol et graines de sésame. Le diagnostic a amené la famille à traverser plusieurs deuils. Mais rapidement, Isabelle, la maman de Lou, est passée en mode solution et la famille a peu à peu réappris à vivre et à voyager autrement, et surtout à profiter de la vie pleinement!

Allergies Québec — Quel côté de la vie avec des allergies alimentaires trouvez-vous le plus difficile ?

Isabelle Gauthier — En tant que parent d’enfant allergique, je trouve difficile de toujours être vigilante lorsqu’on est à l’extérieur de la maison, de devoir continuellement me soucier de la sécurité de mon fils. Chez des amis ou chez la famille, par exemple, je dois penser à demander aux autres de se laver les mains après avoir mangé et m’assurer que l’environnement autour de la nourriture de Lou n’a pas été contaminé. Cette gestion constante de tous ces détails est nécessaire pour limiter les risques de réaction allergique. Même si j’amène toujours sa nourriture, j’arrive rarement à profiter pleinement d’un repas avec mes proches tant que Lou n’a pas lui-même terminé son propre repas. C’est ce côté de la vie avec des allergies alimentaires que je trouve un peu plus difficile.

Allergies Québec — Qu’aimeriez-vous que les gens sachent sur les allergies alimentaires ?

Isabelle Gauthier — Tout d’abord, il est essentiel de comprendre qu’il existe un réel danger face aux allergies alimentaires, que ça peut même être fatal pour certains individus. Il est important aussi que les gens soient à l’écoute des parents et de leurs demandes pour assurer la sécurité de leur enfant allergique, puisqu’il y a vraiment une raison de sécurité derrière la demande.   

Allergies Québec — Selon vous, quels changements sociaux ou gouvernementaux permettraient aux personnes allergiques de mieux vivre au quotidien ?

Isabelle Gauthier — Il est clair pour moi qu’on doit continuer à sensibiliser la population à la réalité des allergies alimentaires. Dans un monde idéal, il serait aussi intéressant d’offrir aux parents d’enfants polyallergiques un soutien financier qui leur permettrait de faire le choix de rester à la maison ou de retourner au travail après le congé parental. Le fait de pouvoir faire ce choix allégerait assurément le quotidien de certains parents.

Afin de gérer efficacement les allergies de Lou, Isabelle est revenue aux bases de l’alimentation. Tout est cuisiné à la maison à partir d’aliments le moins transformés possible : fruits, légumes, viandes, graines, légumineuses, etc. Grâce à ce retour aux sources, elle ne perd pas espoir de revisiter un jour le Costa Rica avec Lou. En cuisinant des aliments frais et non transformés, il est possible d’éviter les allergènes de Lou, et de le garder en sécurité, peu importe où la famille se trouve dans le monde !


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