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Produits alcoolisés et allergies alimentaires, savoir repérer les allergènes dans la bière, le vin et les spiritueux

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4 décembre 2019

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Avant d'entreprendre le circuit de réceptions en compagnie de vos amis et de vos proches, assurez-vous de bien comprendre la réglementation en matière d'étiquetage des produits alcoolisés. Lisez ensuite les étiquettes pour vous assurer que la bière, le vin et les spiritueux que vous consommez sont excepts d'allergènes. 

Réglementation sur l’étiquetage de la bière

Jusqu’à récemment, les normes d’étiquetage des allergènes alimentaires ne s’appliquaient pas à la bière. Mais le 12 avril 2019, des modifications ont été apportées au Règlement sur les aliments et drogues afin de mieux renseigner les consommateurs sur la présence d’allergènes alimentaires, de gluten et de sulfites dans ces boissons alcoolisées. Les fabricants de bière ont jusqu’au 13 décembre 2022 pour se conformer à l’exigence suivante :

Les sources d’allergènes alimentaires, de gluten ou de sulfites dans la bière doivent être déclarées sur l’étiquette, soit dans la liste des ingrédients, soit dans une déclaration de sources d’allergènes alimentaires, de gluten ou de sulfite, c’est-à-dire dans une mention « Contient ».

Par contre, les fabricants de bières sont toujours exemptés de l’obligation d’afficher une liste d’ingrédients sur l’étiquette de leurs produits. Dans le doute, et surtout jusqu’au 13 décembre 2022, il est préférable de vérifier auprès du fabricant la présence d’allergènes alimentaires, de gluten ou de sulfites dans la bière que vous voulez consommer.

Réglementation sur l’étiquetage des vins

Les vins sont assujettis à la réglementation sur l’étiquetage des allergènes alimentaires. Ainsi, l’étiquette apposée sur la bouteille de vin doit identifier la présence d’allergènes alimentaires, lorsque le produit peut en contenir des quantités significatives. Il va de même pour la présence de gluten et de sulfites.

L’exception à la règle : les vins millésimés

Les vins sont dits « millésimés » lorsque tous les raisins ont été vendangés la même année, ce qui en fait des produits uniques qui peuvent demeurer plusieurs années sur les tablettes avant d’être vendus, puis consommés. Il devient donc difficile d’exiger aux fabricants de modifier l’étiquette de leurs vins lorsque ces derniers sont en magasin depuis plusieurs années.

Ainsi, contrairement à la plupart des vins, ceux qui sont millésimés et qui ont été produits avant l’entrée en vigueur de la réglementation sur l’étiquetage des allergènes alimentaires en 2012 n’y sont pas assujettis. Ils n’ont donc pas à déclarer la présence de sulfites ou d’allergènes alimentaires, et ce, même si le produit en contient.
Toutefois, selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments, si le fabricant de vin respecte les bonnes pratiques de fabrication, ce qui inclue par exemple une étape de filtration, son produit ne devrait pas présenter de risque pour les personnes vivant avec des allergies alimentaires, que le vin soit ou non millésimé. En ce qui concerne plus spécifiquement les sulfites, il est cependant raisonnable de croire que la plupart des vins millésimés en contiennent, en raison de la durée de conservation présumée de ces produits. Si vous réagissez aux sulfites, optez pour des vins biologiques ou pour ceux qui portent la mention « sans sulfites ajoutés ».

Règlementation sur l’étiquetage des spiritueux

Les sources d’allergènes alimentaires, de gluten et les sulfites ajoutés, lorsqu’ils sont présents en quantité égale ou supérieure à 10 ppm, doivent être déclarés sur l’étiquetage des spiritueux.

Cette exigence s’applique au bourbon whisky et aux boissons alcoolisées normalisées (rhum, vodka, gin, liqueurs, etc.). Elle s’applique également aux boissons alcoolisées non normalisées (cocktail (ex. : mojito), liqueurs à la crème, ouzo, saké, etc.) .

Pour plus de détails sur la déclaration des allergènes sur l’étiquetage des produits, consultez L’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Et lors du service...

Comme pour toute consommation, la contamination croisée peut également être facteur de risque avec le service des boissons. Les cocktails peuvent représenter un défi supplémentaire à cet égard. Soyez vigilants et informez-vous de la méthode de préparation, des ingrédients, dont la garniture, avant de savourer.

À votre santé!

 

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