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Témoignage : Les voyages de Chantal

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21 septembre 2014

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Les allergies alimentaires ne devraient empêcher personne de vivre de belles aventures! Au cours des prochains mois, l'AQAA publiera les témoignages de Chantal Langevin, Nathalie Gemme et Tuyet Quach qui sauront vous convaincre de cela !

Diagnostiquée allergique à 47 ans, Chantal a dû, du jour au lendemain, adopter un nouveau rythme de vie. Après un choc anaphylactique alors que son système immunitaire était affaibli par des traitements de chimiothérapie, le verdict est tombé : allergies aux fruits de mers, poisson, arachides, noix et iode. Il n’était cependant pas question de s’enfermer chez elle et « se laisser mourir ». À l’aide de sa famille et d’organisation, elle a réussi à élaborer des tactiques pour voyager en toute sécurité. Ses destinations, les États-Unis et plus particulièrement un Road trip sur la côte est américaine.

Selon vous, quelle est la clé pour voyager sans stress quand on vit avec des allergies alimentaires ?

Chantal : Le meilleur conseil est d'être préparé.  Les vacances sont des moments privilégiés pour la personne allergique et pour les membres de sa famille. L’important est de bien s'y préparer pour en profiter au maximum, se sentir en sécurité et ainsi éviter tout stress inutile.

Et plus précisément, de quelle manière vous organisez-vous ?

Chantal : Lors de voyages peu importe la façon de voyager, il faut préparer le tout à l'avance pour profiter au maximum des vacances et se sentir en sécurité. 

Pour ma part, je prévois toujours les endroits pouvant être dangereux, de même que ceux pouvant être sécuritaires.  J’en fais une liste et je vérifie avec les propriétaires par téléphone.

Par exemple, lorsque je dors à l’hôtel, je sors plus souvent manger au restaurant. Alors, je téléphone à ceux qui m’ont l’air correct. Je leur demande s’ils possèdent des normes de sécurités concernant les allergies, s’il est possible de manger sans danger dans leur établissement et même s’il y a un endroit spécial où je peux manger sans odeurs. Ensuite, je fais une liste des restaurants avec une note de sécurité sur dix. Ça m’évite beaucoup de stress, je me sens plus en sécurité et en contrôle. Dans le fond, je gère mes allergies comme je gère un dossier au bureau. Il y a des imprévus mais il faut être prêt à les affronter.

Quand on a fait notre Road Trip sur la côte Est américaine avec ma famille, nous sommes partis en roulotte. Ainsi, j’avais plus le contrôle sur ce que je mangeais. Avant de partir j’ai regardé l’emplacement des hôpitaux les plus proches de nos destinations et j’ai fait une liste des attractions touristiques que je devais éviter. Par exemple, je vérifie toujours où sont situés les restaurants de fruits de mers. En effet, je peux faire une réaction allergique à cause d’odeurs abondantes de fruits de mer alors, je ne me promène jamais seule. Lorsque nous faisons une promenade en vélo, je suis toujours la dernière de la file. Ainsi si mon mari ou mes enfants repèrent une source d’odeur, elle ne pourra pas m’atteindre.

Lors de ses vacances, il ne faut jamais négliger l’importance de faire ses épiceries. Il faut avoir la même routine que l’on a à la maison. Néanmoins, quand je vais dans une épicerie que je ne connais pas, j’ai toujours quelqu’un avec moi qui pars en éclaireur. Il fait le tour du magasin et m’indique les allées à éviter. Ensuite, j’essaie de toujours retourner à la même épicerie.

Puis à la plage, je porte toujours des souliers avec des bas. Je ne dois pas être nue pied dans le sable. Une fois installé je peux les enlever mais, je dois surélever mes pieds.

Avez-vous senti de grandes différences dans la prise en charge des allergies alimentaires dans les différents pays visités?

Chantal : Oui, aux États-Unis ! L’étiquetage ne suit pas la même législation qu’ici au Canada. Un jour, j’ai acheté un gâteau aux carottes. Il contenait de la pacane, mais ce n’était pas spécifié. Il faut être très vigilant et parfois vérifier deux fois. Par exemple, il faut demander aux bouchers ou aux employés s’ils ont manipulé différents produits tels que de la viande et du poisson.

Par contre, j’ai pu observer une amélioration sur prise en charge des allergies par les restaurateurs, au cours de ces trois dernières années. Surtout aux États-Unis. Puis les compagnies aériennes sont de plus en plus préparées à recevoir des personnes allergiques. Avant les gens autour de toi pouvaient manger n’importe quoi. Maintenant, les hôtesses avertissent les personnes qui m’entourent. Les gens font plus attention. C’est moins complexe qu’avant.

Que diriez-vous aux gens qui s’empêchent de voyager à cause de leurs allergies alimentaires ?

Chantal : Quand tu as des allergies sévères, il ne faut pas s’enfermer chez soi et se laisser mourir. Il faut juste travailler autour de ses allergies!

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