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Témoignage : Le tour du monde de Nathalie Gemme

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13 novembre 2015

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Vous songez à voyager pendant le congé du temps des fêtes ou celui de la relâche du mois de mars? Laissez-vous inspirer par le témoignage de Nathalie Gemme.

Grande aventurière mais également mère du petit Lucas, poly-allergique, Nathalie n'a pas hésité à lui transmettre son goût des voyages lors d'un tour du monde de 6 mois. Armé d’une organisation solide, ils ont alors visité le Mexique, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, le Portugal, la Croatie ainsi que la Turquie.

Quelle est la clé pour voyager sans stress quand notre enfant compose avec des allergies alimentaires ?

Nathalie : Avant de partir, j’ai consulté des forums afin de trouver des astuces sur comment s’organiser pour partir en voyage avec un enfant allergique. Quand je lisais tous les commentaires, je me demandais si je n’étais pas un peu insouciante de faire un tour du monde dune durée de 6 mois avec mon fils. Mais après cette expérience, j’ai le sentiment que les gens s’empêchent tous simplement de partir en voyage à cause des allergies alimentaires. Pour moi, c’est prendre le problème à l’envers. Les gens ont peur. Ils doivent oser, mais tout en s’organisant. La clé, c’est vraiment l’organisation.

Et plus précisément, de quelles manière vous organisez-vous ?

Nathalie : Vous savez, il y a deux manières de voyager avec un enfant allergique. La première, c’est partir en vacance dans un condo et prévoir de la nourriture pour lui. Mais quand tu pars 6 mois, tu ne peux pas amener dans tes bagages 6 mois de nourriture. Il faut donc revoir les stratégies et s’informer encore plus! Lucas étant allergiques aux arachides, aux noix et au poisson. J’avais prévu beaucoup de desserts et collations dans nos bagages. Notre voyage était aussi organisé afin de pouvoir faire le plein de collations dans certains pays. Par exemple, je savais qu’en Suisse je pouvais trouver des emballages en français et donc que je pouvais comprendre les étiquetages. Ainsi, avant d’aller en Turquie, où l’allergène le plus présent est la pistache, j’ai magasiné certaines confiseries en Suisse pour qu’une fois arrivé là-bas, il puisse avoir des desserts lui aussi. Nous, on pouvait manger notre baklava pendant que lui dégustait ses bonbons. Il était super heureux.

La Turquie a été l’étape la plus difficile de notre voyage et plus particulièrement notre escapade en Cappadoce, région située en plein milieu de la Turquie. Là-bas, ils ne parlent ni français ni anglais. J’avais alors préparé des traductions dans la langue maternelle de chacun des pays que nous allions visiter. Cependant, mes traductions en turques n’étaient pas vraiment au point. Avant d’aller en Cappadoce, nous avons rencontré une gentille serveuse qui nous a expliqué que sur la pancarte que lui tendait mon fils était écrit  «Je veux être votre mari…». Elle nous a alors gentiment fournit une nouvelle traduction.

Aussi, j’avais emporté avec nous de la nourriture déshydratée. Pour Lucas, on appelait ça de la « bouffe d’astronaute ». Il y avait de la crème glacé déshydratée, du bœuf Stroganov, du chili, etc. Comme c’est de la nourriture déshydratée, ça passe les réglementations douanières. Je conservais ces repas pour la Cappadoce. Surtout qu’après on retournait à Istanbul. Comme c’est une grande ville, on retrouve des chaînes de fast food comme McDonald’s. Que ce soit à Istanbul, à Rome ou bien à Montréal, les hamburgers sont faits de la même manière. Donc, la restauration rapide reste vraiment une bonne porte de sortie en voyage. C’est sûr qu’on ne veut pas que notre fils vive de fast food, mais c’était temporaire. Après la Turquie, on est allé en Espagne et en Italie et là-bas, on pouvait cuisiner nos légumes et nos fruits.

Il est aussi important de demander une note à son médecin pour le transport des auto-injecteurs. Je n’ai pas eu à utiliser cette note, mais je voulais l’avoir au cas où les douaniers ne comprenaient pas de quoi il s’agissait.  Avant de partir, j’avais également fait une liste des hôpitaux internationaux situés à proximité de nos destinations. Il y a aussi le guide du routard qui est très bien pour cela. Il y a toujours une section qui indique l’adresse de médecins maîtrisant le français.

Que diriez-vous aux gens qui s’empêchent de voyager à cause de leurs allergies alimentaires ?

Nathalie : Cette semaine, j’ai dit à mon fils que je rencontrais une personne pour parler de ses allergies. Je lui ai demandé ce qu’il pensait des gens qui n’osaient pas voyager à cause de cela. Il a répondu : « Je ne trouve pas que ça soit une bonne idée. Moi, j’aime ça voyager. » Alors, il ne faut pas s’empêcher de réaliser ce que l’on veut dans la vie à cause des allergies. Il faut juste s’organiser et voir les choses du bon côté. Oui, voyager c’est plus compliqué avec un enfant allergique et oui, il y a des choses qu’on ne peut pas faire. Mais il y en a plein d’autres que l’on peut faire ! Il faut juste trouver des solutions ! La bouffe d’Astronaute ou le fast food, voilà des solutions. J’espère que j’ai donné le goût du voyage à Lucas, et si c’est le cas, j’espère qu’il va continuer à le faire ! Mon rêve c’est qu’il puisse aller un jour en Asie.

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