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Mai, un mois pour sensibiliser aux allergies alimentaires, mais comment soutenir les personnes allergiques le reste de l’année?

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8 mai 2018

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Par Katia Vermette

Pour être en mesure de soutenir une personne allergique, il faut d’abord comprendre sa réalité, puis passer à l’action.

Nous connaissons tous une personne vivant avec des allergies alimentaires. Un enfant, un frère ou une sœur, un ami, une connaissance. Mais sommes-nous en mesure de les soutenir au quotidien? Voici cinq manières d’y arriver.

 

1.       Soyez à l’écoute

Selon une récente étude, l’allergie alimentaire toucherait entre 3,0 et 5,4 % des Canadiens, quel que soit l’aliment en cause[1]. Près d’une personne sur 20 serait donc allergique à un ou plusieurs aliments, ce qui est loin d’être négligeable. 

Même si ces personnes ne sont pas différentes du reste de la population, il peut être difficile pour elles de nommer leurs allergies, de les assumer et de les expliquer aux autres. En effet, elles se heurtent souvent au jugement, à l’incompréhension et aux mythes tenaces entourant les allergies alimentaires.

Ce faisant, lorsqu’une personne allergique s’ouvre à vous et vous parle de ses allergies, écoutez-la attentivement. Vous comprendrez ainsi mieux sa réalité et les contraintes auxquelles elle fait face au quotidien. Vous serez mieux outillé pour la soutenir et l’aider à limiter le risque d’anaphylaxie. Vous contribuerez à démystifier les croyances et les tabous entourant l’allergie alimentaire.  

 

2.       Agissez avec empathie et sensibilité

Nous avons tous dans notre entourage cette personne qui, pour détendre l’atmosphère, y va de sa blague douteuse sur le goût fade des plats sans allergènes. Ou ces gens qui émettent des commentaires du genre « Pauvre toi! Comment tu fais? » ou « Moi aussi, je suis allergique ».

À lire : 6 choses à ne pas dire à une personne allergique

Tenez-le-vous pour dit, ceux qui vivent avec des allergies alimentaires ont en horreur les remarques du genre, même si elles sont prononcées sans arrière-pensées ni méchanceté. En plus de rappeler à la personne qu’elle est différente, ces commentaires contribuent à renforcer le sentiment de culpabilité partagé par plusieurs personnes allergiques.

Privilégiez plutôt l’empathie et la sensibilité dans vos propos… et dans vos agissements! 

 

3.       Surtout, ne jugez pas!

Il est facile de juger d’une réalité que l’on ne connaît pas. On critique la mère d’un enfant allergique parce qu’elle demande le menu qui sera servi à une fête d’amis. On trouve compliqué de recevoir une personne allergique à souper, car il y a tant de choses auxquelles on doit penser. On peste contre l’école parce que la liste des aliments interdits s’allonge d’année en année.

La réalité est pourtant bien simple : les contraintes auxquelles doivent faire face les personnes allergiques ne sont pas signes de caprices, mais bien une question de sécurité. Alors, si une maman vous informe que son enfant amènera sa part de gâteau à l’anniversaire de votre fils, n’en faites pas un plat!

 

4.       Posez des questions

Les jugements et le manque d’empathie face aux personnes allergiques viennent bien souvent d’une incompréhension face à leur réalité. On sous-estime la gravité de l’allergie, on ne sait pas reconnaître les allergènes à éviter, on ne connaît pas la réalité des familles qui gèrent le risque d’anaphylaxie au quotidien.

Si vous côtoyez une personne vivant avec des allergies alimentaires, posez-lui des questions pour mieux comprendre ses allergies et la manière dont elle réussit à limiter le risque de réaction :

  • Quels allergènes dois-tu éviter?
  • Comment peut-on savoir si un aliment contient ces allergènes?
  • Comment peut-on éviter la contamination croisée?

À lire : Tout savoir sur la contamination croisée et Bien comprendre l’étiquette des aliments pour savoir y repérer les allergènes

Rappelez-vous que plus vous en saurez sur les allergies alimentaires et leur gestion, mieux vous serez outillé pour soutenir la personne allergique. En outre, plus la population sera sensibilisée à la réalité des allergies alimentaires, plus il sera facile pour les personnes allergiques d’évoluer dans un environnement sécuritaire.

 

5.       Soyez toujours prêt à réagir

On ne sait jamais quand une réaction allergique surviendra. Il faut donc être prêt à réagir en tout temps. Du point de vue légal, il faut savoir que n’importe qui peut administrer un auto-injecteur d’épinéphrine en l’absence des services d’urgence.

Mais pour être en mesure d’intervenir, encore faut-il savoir où se trouve la médication d’urgence de la personne allergique et reconnaître les symptômes de l’anaphylaxie (voir tableau ci-dessous). Encore une fois, posez des questions vous sera très utile :

  • Quels médicaments utilises-tu en cas de réaction allergique?
  • Où se trouve cette médication?
  • Comment dois-je l’utiliser?
  • Quels symptômes se manifestent généralement chez toi lors d’une réaction allergique?


Rappelez-vous cependant que les symptômes d’une réaction allergique peuvent se manifester immédiatement après l’ingestion de l’allergène ou plusieurs heures plus tard. De plus, il est impossible de prévoir la sévérité d’une réaction allergique. La vigilance est donc de mise en tout temps.

 

Quoi faire si vous êtes témoin d’une anaphylaxie? 

1. Administrez une dose d’épinéphrine à l’aide de l’auto-injecteur en cas d’apparition d’un symptôme grave OU d’une combinaison de symptômes légers affectant plus d’un système de l’organisme (voir tableau ci-dessous).

2. Appelez le 9-1-1.

3. En cas de malaise ou d’étourdissements, étendez la personne sur le dos, soulevez ses jambes et gardez-les surélevées. En cas de nausées, de vomissements ou de difficultés respiratoires, laissez la personne s’asseoir ou se coucher sur le côté.

4. Administrez une deuxième dose d’épinéphrine aussi rapidement que 5 minutes après l’injection de la première dose si les symptômes ne s’améliorent pas.

5. Faites transporter immédiatement la personne à l’hôpital en ambulance.


 

À lire aussi :

 

[1] Soller, L. et coll. (2015). Adjusting for non-response biais corrects overestimates of food allergy prevalence. Journal of Allergy and Clinical Immunology : In Practice, 3(2):291-293.e2. DOI 10.1016/j.jaip.2014.11.006

 

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