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Déceler les allergies alimentaires par la technologie

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22 mars 2016

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Par Katia Vermette, rédactrice

Le diagnostic de l’allergie alimentaire peut parfois être long et complexe. La technologie pourrait bientôt nous permettre, à l’aide d’un simple échantillon de sang, de soutenir le diagnostic d’allergie alimentaire par un allergologue et même de prédire son évolution dans le temps. Voici donc où en sont les recherches sur le sujet.

Le diagnostic à l’heure actuelle

Une fois l’histoire clinique du patient établie, le médecin qui veut confirmer le diagnostic d’une allergie alimentaire peut avoir recours à des tests cutanés, à des prises de sang ou encore à une provocation orale. Certains de ces examens sont associés à des risques plus ou moins importants pour le patient, allant de la simple éruption cutanée à l’anaphylaxie. Les tests actuels ont pour objectif d'identifier l’aliment provoquant l’allergie et non pas les protéines spécifiques responsables de la réaction.

La technologie au service de l’allergie alimentaire

De nos jours, la séquence d’ADN et la structure de la plupart des protéines allergènes sont connues [1]. Il est donc possible de reproduire en laboratoire de grandes quantités d’allergènes dits « purs », ce qui pourrait éventuellement faciliter le diagnostic de l’allergie alimentaire. Lors d’un test cutané par exemple, on pourrait déterminer non seulement quel aliment éviter, mais aussi identifier la ou les protéines provoquant la réaction allergique. Mais ce n’est pas tout...

L’avènement des biopuces

Certains chercheurs croient que les puces micromatrices, connues sous le nom commun de puces d’ADN, pourraient contribuer au diagnostic d'allergies alimentaires dans un futur assez rapproché. 

Lors d'une utilisation médicale,ces puces sont composées de plaques formées de petits puits dans lesquels se trouvent des séquences d’ADN. Dans le cas des allergies alimentaires, ces séquences sont en fait celles de protéines allergènes pures, par exemple la caséine du lait de vache, l’Ara h 1 de l’arachide ou encore l’ovalbumine de l’œuf.


Attention au diagnostic !

Même si l'annonce d'une évolution dans le monde des allergies alimentaires est toujours excitante, sachez qu'actuellement, tous les diagnostics doivent reposer sur une combinaison d'analyse cutanée, sanguine et d'un historique du patient.  Il est primordial d'obtenir ce diagnostic par un allergologue et aucune technologie ne remplacera le savoir-faire de ces médecins spécialistes.


L’avenir

L'utilisation d'une telle technologie pourrait faciliter l'analyse combinée de plusieurs protéines allergènes et même identifier les allergies croisées[4] ou prédire le résultat d'un test de provocation oral[3].

Bien que les biopuces soient déjà commercialisées (ex. : ImmuCAP ISAC-CRD 103), des études plus poussées seront nécessaires pour que cette technologie devienne un standard dans le diagnostic de l’allergie alimentaire. Mais vu leur potentiel, gageons que ce sera pour bientôt.

[1] Valenta R. et coll. From allergen genes to vaccines. S Annu Rev Immunol. 2000;106:409-418.

[2] Nettis E et coll. Molecular diagnosis and the Italian Board for ISAC. Eur Ann Allergy Clin Immnol. 2014;46(2):68-73.

[3] D’Urbano L. E. et coll. Performance of a component -based allergen-microarray in the diagnosis of cow's milk and hen's egg allergy. Exp Allergy. 2010;40:1561-1570.

[4] Hochwallner H. et coll. Cow's milk allergy: from allergens to new forms of diagnosis, therapy and prevention. Methods. 1er mai 2014;66(1):22-33.

 

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